Fukura Dojo

 

Accueil

·    Fukura Dojo

 

Le Iaido

 

 

Information Club

 

Adhésion Club

            Nous contacter

 

Chroniques

Livres, bandes-dessinées, films, photographies etc.

Rubrique accessible à tous

 

Zone de Texte: Proposer un article 

 

 

Chronique N°5

 

Tour du monde :

Fukura Dojo le 23 mars 2011

 

J’ai eu le plaisir de faire la connaissance de Florence et Sylvie lors des stages de Iaido de Lapoutroie et dernièrement à Metz. En dehors de leur discrétion, de leur gentillesse, j’ai été impressionné par leur niveau dans la pratique du Iai. Elles ont vécu une expérience extraordinaire qui mérite d’être porté à votre connaissance.

 

Parties pour un tour du monde à vélo de trois ans histoire de fêter dignement l’an 2000 et pour voir d’un peu plus près ce monde que l’on croit si bien connaître par écrans interposés, Florence et Sylvie, auront finalement voyagé pendant un peu plus de cinq ans. Première année en Europe et en Afrique de l’Ouest, deuxième en Amérique du Sud, elles passent ensuite près de deux ans en Asie.

 

     Auteures d’un livre « Détours du monde » et d’un film disponible en DVD « Roues Libres », elles proposent également des projections-débats pour inviter les spectateurs à réaliser leurs rêves et à prendre le temps de s’émerveiller du monde qui nous entoure. Pour en savoir plus : http://www.détoursdumonde.sitew.com .

Florence et Sylvie ont passé trois mois au Japon fin 2003, voici un extrait de leur livre racontant les premières semaines de leur traversée nipponne.

 

Lire la suite…

 

 

 

 

 

Chronique N°4

 

 

Hôtel du Parc Even

 

Je feuilletais l’un des journaux gratuits distribués à l’entrée du métro.

Tous les titres  ne prétendaient pas apporter un changement ou une nouveauté pouvant donner un peu plus de couleurs à cette journée.

Pourtant dans la rubrique faits-divers, j’ai lu: «  deux policiers ayant dans un aéroport obligé un voyageur Malien a passer allongé avec sa valise sur le tapis roulant menant au détecteur d’explosifs, ont été mis en examen ».

Je vous passe les articles sans intérêt, les escroqueries, les fuites importantes de détergents dans une usine, ou l’impunité d’un fils d’ambassadeur  bourré sur les champs Elysées ayant montré son anatomie aux passants devant le Fouquet’s.

Lisez bien ceci. Ce n’est pas un fait-divers, mais une histoire extraordinaire digne d’Edgard Poe .

Hier, 19 novembre dans la chambre 215 de l’Hôtel du Parc Even à Malakoff :

En région parisienne, un homme a été découvert nu, assis, prostré sur le bord du lit, par la femme de ménage.

Premières constatations :

Il s’agit d’un homme d’une cinquantaine d’années, de type asiatique.

L’homme est sans papier et ne possède aucun bagage.

Il n’est pas en état de choc, mais reste prostré et ne répond pas aux questions du commissaire et du médecin.

Pas de trace de barbituriques ou de produits illicites, pas de traces de violence.

Mais chose surprenante, des larmes coulent sur une cicatrice, juste sous la paupière inférieure de l’œil gauche, tandis que ce qui s’apparente à de la haine jaillit de l’œil droit.

Sur le haut du bras gauche la trace profonde d’une morsure cicatrisée de toute évidence humaine.

Toutes les pages de l’ancien testament mis à la disposition des clients de l’hôtel, ont des lettres entourées à l’encre verte pour  former une phrase en anglais :

« Ici se termine notre histoire ».

Un ticket de métro composté en gare de l’Est sert de marque page.

Aucune trace dans le registre d’une réservation.

Le concierge interrogé est affirmatif. Il n’a vu personne entrer ou sortir, mais avoue avoir regardé l’émission l’ile de la tentation dont il est fan, entre 21 et 22heures 30.

Rien ne permet  en l’état des investigations de faire un lien avec la réservation de tout l’étage par des participants à un congrès sur la psychiatrie familiale.

L’homme a été placé le temps de l’enquête dans une unité spécialisée de l’hôpital Saint Anne.

Si je vous rapporte cette histoire, c’est que je connais cet hôtel.

Il a un an à peu près à cette époque de l’année, j’avais réservé une chambre.

La chambre barbouillée d’un mélange de jaune et vert avait un aspect pisseux. Des photos des monuments de Paris découpées dans un magazine Géo étaient accrochées sur les murs.

La fenêtre ne fermait pas, et le convecteur électrique était caché par une penderie. Sur un petite table recouverte de formica, l’ancien testament était relié dans une couverture bleue aux caractères dorés.

Cet hôtel a gardé toute une nuit les douleurs que seule  une relation déchirée peu connaître, alors que moi il y a un an, j’y ai connu une nuit de bonheur.

 

Jeannou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chronique N°3

 

 

 

 

 

Le Citron de Kajii Motojiro

1976 , Comme beaucoup de jeunes, à cette époque, je parcourais le monde en routard mais le vrai c'est a dire fauché ,insouciant , inconscient des dangers et surtout heureux de ces jours remplis de couleurs , de senteurs , de lieux magiques et de rencontres nouvelles.

Je pense aujourd'hui  pour ouvrir cette rubrique à l'une de  ces rencontres  merveilleuses toujours en ma mémoire.

 

C'était à Darjeeling , je croisai sur la route  un enfant qui pleurait en tenant un cheval maigre par le mors.

Pourquoi n'était il pas sur le dos de l'animal ? moi avec mon sac a dos je marchai depuis plusieurs heures j'étais fatigué j'en avais marre. Je partageais ma fatigue avec une jeune fille que j'avais rencontrée a Calcutta , nous avions décidé de faire un bout de route ensemble .

Notre séjour a duré cinq jours. Quand nous nous sommes séparés nous avions échangé un petit présent, Je reçu un livre de poche.

Encore chargé des sentiments de cette rencontre, j'ai lu ce petit livre d'une vingtaine de pages.

 

Un jeune homme  résigné et fataliste ne trouve de  sens au monde qui l'entoure  qu'aux travers de choses apparemment sans importance  et des promenades au hasard des ruelles de son quartier.

Au cours de l'une de ses promenades, en admiration devant un petit étalage il achète un citron, et découvre enfin tant par la couleur, la texture, la forme, le parfum, a sensation de fraicheur du citron au contact de sa peau, un sens à la beauté et la richesse  de ce qui l'entoure.

Fort de cette découverte il se rend  a la bibliothèque prestigieuse de la ville et sur l'une des étagères, il confectionne une pyramide avec les livres  les plus savants, et du haut de cette pyramide pose le citron et heureux, quitte la bibliothèque en courant.

Comme le citron placé en haut d'une pyramide de livres prestigieux ,  le matin de notre séparation sur le fond de la chaine de l'Himalaya et les plants  de thé ,  j'ai vu le visage souriant  de cette fille encore plus beau et plus  riche de ces quelques jours amoureux partagés.

Ce livre, comme le merveilleux de cette rencontre  restera a jamais  inoubliable

Faites moi plaisir procurez vous  ce petit livre de poésie adoré au japon pour sa fraicheur et les sensations de bonheur qu’il procure.

                                                    Dominique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chronique N°2

 

Albert Cossery

 

1980. Une nuit, en poste au mirador, j'écoutais en sourdine la radio, en feuilletant un magazine porno qui avait été saisi lors d’ une fouille .L'émission "la ligne est ouverte " était animée par Gonzague Saint Brice  .J'aimais bien cette émission déjà le générique, les gymnopédies graves et lentes de Eric Satie, avait sur moi un pouvoir apaisant et me permettait d’entrer dans un demi- sommeil ou parfois  le rêve peu à son tour douter de la réalité. Bref la taule était bien gardée.

 

J'étais en admiration par la patience que portait Gonzague Saint-Brice en accordant une écoute sincère aux niaiseries insomniaques. Un auditeur a appelé pour nous faire partager sa passion pour un roman, mais la discussion a plus porté sur la personnalité de l'écrivain que de son œuvre.

 

Coup de foudre ! tout ce que j'écoutais sur cet auteur eu sur moi le même effet que Rimbaud pouvait en avoir sur un adolescent boutonneux et suicidaire après sa première déception amoureuse.

Cet écrivain fréquentait Juliette Gréco .... Juliette,  je l'avais vu dans un magazine, elle avait 19 ans dans une robe noire moulante " un véritable violoncelle ".

 

 Sur le dos d’une note de service émise pour la enième fois par Monsieur Le Directeur régional nous rappelant à la plus grande vigilance et à l’importance de notre fonction, je notais tout ce qui se disait sur cet auteur.

 

Le lendemain, je me procurai le roman ou l'un des personnages un homme tronc supportait les jalousies de son épouse.

Depuis la lecture  de ce roman  je me suis toujours intéressé à cet auteur autant que ses livres.

Albert Cossery a très peu publié. Je n'ai plus rencontré d'auteur utilisant à ce point l'humour.

 

Dans le désordre : Livres que je vous recommande :

Mendiants et orgueilleux

Une ambition dans le Désert

Les hommes oubliés de Dieu

Un complot de saltimbanques

La maison de la mort certaine

 

Je vous parle de cet écrivain ami de Camus, Mouloudji, Giacometti  Genet parce que le 22 juin sera la date anniversaire de sa disparition, je me dois de vous conseiller sa lecture en reconnaissance  pour les moments de plaisirs connus à travers son œuvre, en vous laissant le soin de découvrir par vous-même la biographie de Cossery.

Monsieur Albert Cossery était un homme désintéressé ;

 

 

                                                                                                                      Dominique 

 

 

 

 

 

Chronique N°1

 

Chronique envoyée par François et Natasha du Fukura Dojo :

 

Une petite pensée de Mongolie…où malgré les immenses espaces …

 

 

 

… nous avons quand même trouvé tout un groupe interessé pour s’inscrire au FUKURA DOJO !